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Audience au Sénat


Audition de la Conférence des présidents d'associations de professeurs spécialistes par la Commission des affaires culturelles du Sénat, le mercredi 9 février 2005.

Loi d'oientation pour l'avenir de l'école

Audition de M. Claude Lobry, secrétaire général de la Conférence des présidents des associations de professeurs spécialistes

La commission a ensuite entendu M. Claude Lobry, secrétaire général de la Conférence des présidents des associations de professeurs spécialistes, accompagné d'une délégation composée de représentants de différentes associations, MM. Philippe Blanc (association des professeurs de philosophie), Bernard Capdupuy (société des langues néo-latines), Romain Vignest (association des professeurs de lettres), Mme Monique Métrat (association nationale des professeurs d'économie et gestion), M. Mohamed Hammou-N'Aïcha (association des professeurs de vente), Mme Gabriella Molina (union des professeurs de physiologie, biochimie et microbiologie), Mme Emmanuèle Blanc (association des professeurs de français et langues anciennes des classes préparatoires), Mme Francine Brun (association des professeurs d'éducation musicale).

A titre liminaire, M. Claude Lobry, secrétaire général de la Conférence des présidents des associations de professeurs spécialistes, qui réunit, depuis 1973, de 15 à 25 associations de professeurs de l'enseignement général, technologique et professionnel, a présenté les objectifs de l'association : défendre l'école républicaine et résister au « pédagogisme ». Il a regretté que le projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école ne marque pas de rupture avec les politiques menées depuis 30 ans.

M. Romain Vignest a estimé que la mission de l'école, consistant à instruire et à structurer les élèves, devait reposer sur des contenus ambitieux. Il a constaté, en effet, que la tendance actuelle au nivellement des programmes avait une part de responsabilité dans l'échec de notre système scolaire. A cet égard, il a regretté l'indigence du socle de connaissances et compétences indispensables prévu par le projet de loi, tant par son contenu que par l'échéance trop tardive fixée pour son acquisition. Il a également souhaité que la notion de « culture humaniste et scientifique » soit précisée. Puis il a indiqué que le caractère fondamental de l'enseignement du français justifiait qu'une disposition spécifique en garantisse la qualité.

Il a souligné, par ailleurs, la nécessité de réaffirmer clairement la spécificité de chacune des trois voies au lycée, lesquelles correspondent à la diversité des talents des élèves. Rappelant son profond attachement au caractère national du baccalauréat, il a exprimé ses craintes que l'introduction du contrôle continu, en dépit des précautions annoncées, ne conduise à des inégalités dans la valeur du diplôme, selon les établissements.

En outre, M. Romain Vignest a souhaité que le professeur soit respecté et reconnu comme un spécialiste de sa discipline. Il a considéré que l'affirmation, par le projet de loi, du principe de liberté pédagogique, était niée par la mise en place d'un conseil pédagogique au sein des établissements, ainsi que par l'introduction d'un volet pédagogique dans les projets d'établissement.

Quant à la question centrale de la formation des enseignants, il a indiqué qu'elle devrait conjuguer un caractère d'abord universitaire, avant le concours, suivi d'une formation pratique de terrain.

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