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Comment doivent évoluer nos spécialités ?

 
Actuellement, il existe 4 spécialités en 1ere et terminale STG :
-          communication et gestion des ressources humaines (CGRH),
-          mercatique (marketing),
-          comptabilité et finance d’entreprise (CFE),
-          gestion des systèmes d'information (GSI).
 
Quelques problèmes se posent :
-          La spécialité la plus porteuse au niveau des poursuites d'études et des débouchés (CFE) est trop peu demandée par les élèves ; si bien que dans peu de temps, la France risque de manquer de comptables !
-          de plus, l’existence des 4 spécialités pose un problème de clarté pour l'orientation des élèves qui ne comprennent pas toujours leurs spécificités.
 
Faudrait-il diminuer le nombre de voies ?
 

Serait-il pertinent de réduire ces formations à deux spécialités ?
(par exemple : gestion comptable/informatique et communication/commerce)
ou même à une seule ?

 
Envoyez vos contributions à
s.cordesse@hotmail.fr
Sylvie Cordesse Marot
Présidente de l’APCEG

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Didier Rio
Adhérent APCEG
 
Jusqu'en 1995, il y avait deux spécialités au concours de l'agrégation d'Economie et Gestion : A et B
Pour faire simple, l'option A était destinée aux juristes, l'option B aux économistes.
Entre les deux il y avait deux catégories qui ne s'y retrouvaient pas dans les concours de l'agrégation et pourtant ce sont ces deux catégories qui ont supporté toutes les réformes depuis cette date.
 
C'est parmi ces deux catégories que l'on a trouvé les professeurs volontaires pour mettre en œuvre l'option Informatique et Gestion en terminale STT, aujourd'hui GSI, l'informatique commerciale en STS MUC et NRC, les réformes du BTS Informatique et Gestion.
Ces deux catégories sont les professeurs d'informatique de gestion ayant obtenu une licence ou une maitrise dans une faculté des sciences et les titulaires du DECS dont certains sont aujourd'hui titulaires du diplôme d'expert comptable.
Le meilleur exemple que je peux donner est celui de ce professeur d'informatique de gestion titulaire d'un CAPET option D qui un jour s'est dit que compte tenu de son profil, il était plus simple de passer l'agrégation interne de mathématiques. En 1996 il devint professeur agrégé de mathématiques en cours d'année,  ce qui posa un problème de stage et de vacance de poste en cours d'année.
Bref, pour enseigner tous les items de notre discipline, il faut être "costaud".
Ainsi, cette année j'enseigne en 1ère année de STS Hôtellerie les mathématiques appliquées à des élèves qui, l'an passé en terminale H, avaient un professeur agrégé de mathématiques, pour faire le même cours!!
 
Cette dualité au concours se retrouve encore aujourd'hui dans les profils quand il s'agit de mettre en forme les réformes dans les lycées.
Il faut regarder la réalité en face et adapter les filières du baccalauréat en conséquence.
Il existe deux catégories de professeurs d'Economie et gestion :
1- les professeurs d'Economie Droit
2- les professeurs de Technique Quantitatives de Gestion et Management.
 
La conclusion de ceci est que le bon sens voudrait qu'il n’y ait qu'une seule classe de 1ère STG.
 
En terminale, j'avoue que j'ai pris beaucoup de plaisir ("et je m'en excuse") à enseigner la spécialité en terminale Informatique et Gestion entre 1994 et 1997, en particulier quand il a fallu aborder la gestion de production. Ma seule déception a été la réaction négative des enseignants en IUT d'OGP quand j'ai voulu motiver mes élèves en leur disant que cet IUT était aussi pour eux.
 
Donc je ne crois pas que le problème vienne des 4 options mais de la confiance que peuvent nous accorder ceux qui sont chargés d'assurer la formation post bac.
Tout ceci n'est pas simple et je ne peux que demander à notre doyen Jean Marie Panazol de "rééditer" un ouvrage paru en octobre 1998 chez Foucher : « Professeur d'Economie et Gestion : quel métier  aujourd'hui » en y ajoutant des témoignages de parcours professionnels.